Lauréates de prix de leadership 2017

Dr. Lori Wallace

La Pre Wallace œuvre dans le domaine de la conception pédagogique et du perfectionnement de ses praticiens depuis les années 1970 et dans celui de l’éducation à distance/en ligne (conception, administration, politiques) à l’échelle provinciale, nationale et internationale depuis le milieu des années 1980. Elle est une membre active de l’ACÉD/du RCIÉ depuis 1986. Les contributions de Lori à l’éducation à distance/en ligne et à l’enseignement supérieur dans son ensemble sont impressionnantes.

Profil
Lori Wallace est membre du corps professoral de l’University of Manitoba depuis 1984; sa carrière a surtout été centrée sur la conception de matériel pédagogique et l’éducation à distance/en ligne. Durant de nombreuses années, elle a dirigé l’unité Distance and Online Education de l’UM et été la conceptrice pédagogique principale. De 2007 à 2013, elle a été la doyenne de l’Extended Education, poste dans le cadre duquel elle a travaillé pour offrir un plus vaste choix de programmes novateurs aux adultes et aux apprenants non traditionnels et pour accroître l’accessibilité des méthodes de prestation comme l’apprentissage en ligne et mixte. Elle a aussi travaillé en formation et perfectionnement dans le secteur privé et à l’étranger comme spécialiste de l’éducation à distance.

Lori est maintenant professeure au Centre for the Advancement of Teaching and Learning. Son portfolio inclut le perfectionnement du corps professoral dans le domaine de l’enseignement mixte, des recherches sur l’expérience des étudiants autochtones et étrangers vis-à-vis des cours en ligne ainsi que le profil démographique des apprenants autochtones et leurs choix et résultats scolaires.

Depuis de nombreuses années, Lori est une collaboratrice active des organisations professionnelles dans notre domaine, en tant que membre de divers conseils d’administration, comités de rédaction et comités du programme du congrès de la Société canadienne pour l’étude de l’enseignement supérieur (SCÉES), de l’Association pour l’éducation permanente dans les universités du Canada (AÉPUC) et du RCIÉ/de l’ACÉD. Elle fait aussi du bénévolat en dehors de ces associations professionnelles; tout récemment, elle a été conceptrice du matériel de perfectionnement professionnel en ligne du Service d’assistance canadienne aux organismes.

Depuis la création (en 2000) du consortium Université virtuelle canadienne (UVC), Lori s’est employée à soutenir le mandat de ce consortium, notamment en occupant pendant deux mandats les postes de présidente et de présidente du conseil d’administration et en travaillant avec ses établissements membres afin d’élargir l’éventail des programmes offerts en ligne et d’améliorer l’échelonnement et la mobilité des compétences.

Les recherches et les publications de la Pre Wallace portent sur l’élaboration des politiques des établissements au sujet de la prestation des cours en ligne/mixtes, les droits d’auteur sur les documents numériques, le profil démographique des étudiants qui suivent des cours à distance/en ligne, les modèles d’interaction et de navigation des étudiants dans le cadre de cours en ligne, les résultats scolaires et en matière d’emploi des apprenants défavorisés ainsi que le profil démographique et les résultats scolaires des apprenants autochtones au niveau universitaire.

La Pre Wallace est titulaire d’un doctorat (éducation des adultes/enseignement supérieur) de l’University of Minnesota et d’une maîtrise en psychopédagogie de l’University of Manitoba. En plus d’être une professionnelle agréée en formation et perfectionnement (Société canadienne pour la formation et le perfectionnement), elle est membre de l’Association canadienne des concepteurs et conceptrices pédagogiques (ACCP), de l’AÉPUC, du RCIÉ et membre émérite de la Senior Women Academic Administrators of Canada (SWAAC).

Sarah Hainsworth

« Depuis plus de deux décennies, Sarah a inspiré tellement d’éducateurs, relevé tellement de défis bureaucratiques, fait évoluer la mentalité de tellement de gens et a tellement contribué à faire connaître la technologie éducative. » (proposeurs)

Sarah Hainsworth a commencé sa carrière comme éducatrice en 1988; elle a d’abord enseigné le français dans une école et est devenue par la suite bibliothécaire dans une bibliothèque publique pour enfants. Ces premières expériences lui ont montré toute l’importance de la variété des médias et des ressources dans chaque contexte d’apprentissage. Cette conviction profonde l’a amenée à jouer un rôle clé dans la mise en place de l’éducation à distance et dans l’intégration de la technologie au sein des écoles publiques de la Nouvelle-Écosse de la maternelle à la fin du secondaire.

Armée d’une maîtrise en bibliothéconomie obtenue à la Dalhousie University en 1995, Sarah s’est jointe aux Services des ressources et de la technologie du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance à titre de médiathécaire en éducation. Dans le cadre de ce poste, elle gérait une collection centralisée de films et de vidéos; les enseignants des écoles publiques de la Nouvelle-Écosse pouvaient sans frais emprunter ces films ou obtenir des copies vidéo de ces ressources pour leurs cours ou leur perfectionnement professionnel.

Adepte de la première heure de la technologie éducative, Sarah a tenu à réinventer au plus vite le système de distribution désuet dont elle avait hérité. De 1995 à 2008, elle a piloté l’évolution rapide de la collection LRTS en une bibliothèque formée exclusivement de vidéos et de logiciels, à laquelle les enseignants avaient surtout accès en ligne par le biais d’un site interactif novateur. À mesure que la technologie éducative s’est bonifiée, elle a transféré la totalité de la collection LRTS dans une base de données en ligne et permis aux écoles de la Nouvelle-Écosse d’accéder sur demande à des centaines de vidéos éducatives. Pour la première fois dans la longue histoire de la médiathèque, les élèves et les enseignants avaient accès aux vidéos éducatives en tout temps, en tout lieu.

Outre son rôle de médiathécaire, Sarah s’est passionnée pour la conception et la prestation de programmes de perfectionnement professionnel partout en Nouvelle-Écosse en tant que représentante active – et même « activiste » – du ministère au sein du groupe RBTS (Regional Board Technology Supervisors). Dans l’exercice de ses responsabilités, elle s’est occupée non seulement d’ateliers courants sur les nouveaux programmes scolaires, comme en sciences, mais aussi de séances au sujet de l’intégration de la technologie dans les classes, notamment sur l’utilisation de bases de données en ligne, les progiciels pour la maternelle à la fin du secondaire, la loi sur le droit d’auteur telle qu’elle s’applique en classe et l’utilisation de logiciels de gestion de contenu. Surtout elle se fit l’une des premières avocates des logiciels libres et de la plateforme d’apprentissage Moodle tant pour les enseignants que pour les élèves et a fait partie de l’équipe qui a piloté l’application généralisée de Moodle dans le système scolaire public en Nouvelle-Écosse.

Pour que de tels efforts soient couronnés de succès, il avait fallu vaincre le scepticisme des cadres de conseils scolaires, des enseignants et parfois du personnel au ministère lui-même à l’égard du bien-fondé de l’intégration de la technologie dans le curriculum de la maternelle à la fin du secondaire. Sarah était – et est toujours – si bien préparée qu’avec sa patiente détermination elle réussit à gagner à sa cause, même les plus réticents. En partie à cause de son intelligente ténacité face à divers événements, que ce soit en personne ou en ligne, tous les conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse font, depuis le tournant du siècle, un usage intensif de la technologie éducative en vue d’accroître la participation des élèves et d’améliorer leur apprentissage.

En 2008, le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de la Nouvelle-Écosse était prêt à offrir en ligne un éventail de cours au secondaire, particulièrement aux écoles qui avaient jusque-là un choix limité de programmes en raison de leur éloignement dans des régions rurales ou du faible nombre d’élèves. Bien que certains apprenants néo-écossais continuent à faire appel aux cours par correspondance classiques, le nouveau système vient offrir plus d’options en matière de cours en ligne à la plupart des élèves qui n’y ont pas accès dans une classe ordinaire. En tant que nouvelle coordonnatrice de l’apprentissage échelonné, Sarah Hainsworth a géré la création et le développement de cette École virtuelle de la Nouvelle-Écosse à peu près à partir de la première journée.

À titre de directrice de facto de l’ÉVNÉ, elle joue un rôle majeur dans l’évaluation et le choix des systèmes de gestion de l’apprentissage, dans la sélection et la hiérarchisation des premiers cours offerts, dans la formation des enseignants en ligne et dans l’élaboration des politiques et des procédures scolaires, notamment en ce qui a trait à l’évaluation, aux inscriptions et à l’implantation à l’échelle de la province. Elle continue à assurer la direction des concepteurs, des techniciens spécialisés et du personnel de soutien du ministère associés à l’école virtuelle, à conseiller les élèves et à assurer la liaison avec les parents et les conseils régionaux pour tous les aspects administratifs.

À ses débuts, en 2011, l’École virtuelle de la Nouvelle-Écosse était une entité provinciale entièrement subventionnée, qui comptait 479 élèves répartis sur deux semestres, l’équivalent de 10 postes d’enseignant à temps plein et 21 cours. À peine six ans plus tard, surtout grâce à la vision, à la diligence, au tact et à la détermination de Sarah, l’ÉVNÉ a presque triplé avec l’équivalent de 15 postes d’enseignant à temps plein, 45 cours et 1 401 élèves. Si l’on combine le nombre d’élèves de l’ÉVNÉ avec ceux qui suivent des cours par correspondance, Sarah gère à peu près 2 500 élèves – en réalité, elle a fait de ce service combiné l’équivalent de la plus grosse école secondaire en Nouvelle-Écosse.